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NPA - Comité du Gers
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13 février 2012

Adieu à la croissance : bien vivre dans un monde solidaire

 Commentaire de lecture

 


 

Adieu à la croissance :

Bien vivre dans un monde solidaire




L’auteur : Jean Gadrey (JG) est économiste et membre du conseil scientifique d’ATTAC. J’avoue que mes études d’économie ne m’ont pas laissé que de bons souvenirs et que j’ai rarement été impressionné par les professeurs d’économie. À ce jour, j’ai toujours du mal à reconnaître un caractère scientifique à l’économie. Dans son acception moderne, elle date d’Adam Smith et donc, quand on parle d’économie, on sous-entend en fait capitalisme. Quant à ATTAC (L'association pour la taxation des transactions financières et pour l'action citoyenne), elle situe par définition son action dans le système capitaliste puisque son objet est la taxation de transactions qui n’ont de sens que dans le capitalisme. Il s’agit donc pour ATTAC de changer le système plutôt que changer de système. N’oublions pas que James Tobin dont l’idée de taxe a inspiré ATTAC était keynésien et était partisan du libre-échange. Ces réserves étant faites, ATTAC n’est pas monolithique, il y existe une forte tendance altermondialiste et la décroissance y est bien représentée.

Le titre : Adieu à la croissance : bien vivre dans un monde solidaire. JG s’attache dans cet essai à montrer que renoncer à la croissance pourrait nous mener à une société plus heureuse, apaisée. L’allusion au Buen vivir sud-américain met en avant le bien-être plutôt que le plus-avoir ; comme, dans une certaine mesure, Marx qui opposait l’être à l’avoir "Moins on est, moins on exprime sa vie – plus on a, plus on aliène sa vie".

Parution : Les petits matins / Alternatives économiques 2010

Introduction : contestation de la croissance et voies de sortie.

Alors que la croissance nous est présentée comme le remède à tous nos maux, chômage, pauvreté, faim et même crise écologique (grâce à la fumeuse croissante verte), JG développe la thèse contraire : la croissance est le problème, pas la solution. Le capitalisme sait que la foi en la croissance est la première condition à l'attachement au système. Mais des voix dissonantes se font entendre : Keynes, Stern, Le club de Rome, les décroissants bien sûr, inspirés par des auteurs tels que Illich, Gorz, Ellul et d'autres. Au niveau des institutions internationales je ne partage pas l'optimisme de JG, le combat semble inégal entre le FMI et la Banque Mondiale d'une part et le Programme des Nations Unies pour le Développement (et son Indice de Développement Humain) ; on peut être dubitatif sur l'OCDE (Comment mesurer le progrès des sociétés) ou sur la Commission Européenne (Au-delà du PIB) et encore plus sur Sarkozy (et la commission Stiglitz sur les indicateurs de croissance, et non pas sur la croissance elle-même) en totale contradiction avec la commission de l'inénarrable Attali pour libérer la croissance !

L'auteur va essayer de montrer que la fin de la croissance n'est pas une calamité, que d'autres voies sont possibles sans renoncer à un certain type de prospérité. Mais est-ce compatible avec le capitalisme ?

Première partie : la croissance n'est pas la solution, c'est le problème.

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